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Black is beautiful...11月28日 Il faut toujours y croire..."La tragédie de l'amour tient à ce qu'il n'échappe pas à la dimension temporelle. Quand on partage la vie d'un être aimé, il y a une cruauté à constater combien nos anciens amours nous devenus indifférents".
Alain de Botton, extrait de Petite philosophie de l'amour.
L'amour est-il une illusion ?
Voila une question qu'on s'est tous déjà posé au moins une fois. En ce qui me concerne, elle me taraude plutôt l'esprit en ce moment. Rien de surprenant à cela, je sors d'une rupture. On a beau l'avoir veçu à maintes reprises et pourtant la douleur reste aussi immense, du moins dans l'immédiat. L'âge, l'activité professionnelle ou les amis aidant, on se releve bien vite. Parfois en relativisant ce qui vient de nous arriver. Je dis parfois parce que cela n'est pas toujours le cas. Les crimes passionnels en tout genre nous le prouve. A mon avis, comme cela releve de la psychanalyse voire de la psychiatrie, je vais éviter de m'attarder sur la question.
J'ai fait à plusieurs reprise l'experience de croire à l'amour et je n'en ai rien recolté de bon. Alors j'ai persisté mais le plus dure fut la chute. J'ai encore mal aux fesses. Sérieusement, est-ce que je n'y crois plus ? Loin de moi l'idée de répondre positivement à cette question. J'entends déjà la plupart de mes amis glousser : "il ne peut se passer de la compagnie féminine". C'est en effet vrai mais avoir beaucoup d'amies ne rend pas forcement service, surtout lorsqu'il s'agit de convaincre l'être aimée qu'elle est la seule à compter ou la seule à partager mon intimité. Ah les femmes ! Ne dit-on pas qu'elles sont comme les mathématiques, incompréhensibles ? Celles-ci vous rétorquerons : "et vous alors, hein ?".
Et c'est ainsi depuis la nuit des temps, l'homme et la femme se cherchent, se jaugent, s'observent, se craignet, s'ignorent, s'aiment et se détestent mais ne se comprennent toujours pas. Incroyable, n'est-ce pas ? Et si l'amour était la quête perpetuelle d'un manque ? J'ai parfois l'impression que les sentiments que l'on porte à une personne le sont uniquement en rapport de ce que celle-ci est susceptible de nous apporter en retour. Tant le retour est en adéquation avec nos attentes, le sentiment perdure. Par contre dans le cas contraire, l'amour s'estompe aussi vite qu'elle à commencée... On peut toujours parler des concessions et pourtant j'ai l'impression que plus personne en fait. La moindre dispute ou la moindre contradiction est sujette à caution. Les personnes resonnent plus en terme du "je" bien avant le "nous", même dans un couple, sensé symboliser la disparition du "je" au profit d'un socle commun. Un peu à l'image de la société, ou l'épanouissement personnel l'emporte avant tout. A quoi tient donc l'amour ? A quoi tient donc cette alchimie incompréhensible, insaisissable qui fait courir plus d'un être humain sur cette maudite planète qui part à la dérive, crise financère oblige ? A rien du tout et c'est sans doute cela sa force. Il n'y a pas de règle en la matière, tout dépend de la perception de chacun, des gouts, de la culture et ainsi de suite. Bref, peu importe après tout, l'essentiel c'est de continuer à y croire. Toujours ! 3月25日 C'est presque un retour...Oui, il fallait bien revenir, un jour ou l'autre...
Ce moment est-il arrivé ? Sans en être totalement certain, je répondrai positivement. Plus d'un an s'est écoulé depuis et bien entendu, je ne suis plus le même homme aujourd'hui. Des choses, des événements, des rencontres sont venus bouleverser le court, déjà agité, de ma vie au quotidien. Des erreurs m'ont fait comprendre que je n'était pas aussi posé ou raisonnable que je ne le pensais. Les conséquences on parfois été dramatiques, j'aurais l'occasion d'y revenir.
On croit aimer et on finit par se rendre compte qu'on est qu'une marionnette au service d'un plan de destabilisation préétablit. C'est si difficile à croire mais une femme peut être l'égale de l'homme lorsqu'il s'agit d'avoir un comportement de la pire espèce, je le savait mais je n'en avais jamais fait les frais. J'aurais également l'occasion d'y revenir.
Cela dit, je suis toujours aussi extraverti, souriant, enjoué, et vous voulez savoir pourquoi ? Parce que ma famille est perpétuellement présente et que les amis sont constamment là. Et pour finir, je dirais que la vie est trop belle, quoi qu'il en soit ! 10月26日 Ce n'est qu'un aurevoir...Presque deux mois d'absence...
Je sais, c'est long et incompréhensible pour ceux ou celles qui ont suivi les petits fragments de ma jeune vie de parisien. Néanmoins, il y a des moments ou il faut savoir s'eclipser, volontairement ou par dépit, pour sans doute revenir encore meilleur et joyeux. C'est ce que je vais faire, momentanément mais ce n'est qu'un aurevoir. Je le sais et j'ose l'espèrer car ayant encore beaucoup de choses à faire partager.
8月10日 Pour le meilleur...Il y a quatre ans et des poussières, Thomas, alors mon collègue au sein du cabinet d'audit Salustro-Reydel me permettait de faire la connaissance de Ludivine, lors de la crémaillère de François, son meilleur ami. Deux ans après, soit en juillet 2004, Ludivine qui par la force des choses, était devenu une bonne amie, allait m'inviter à un pique-nique au Parc de la Villette, pendant le Festival de cinéma en plein air. Ce jour là, j'allais faire la connaissance de Mélanie, une jeune femme sympathique et joyeuse, dotée d'une telle beauté qu'on en reste bouche ouverte d'étonnement lors qu'on apprend qu'elle est célibataire. Quelques semaines après, par l'intermédiaire de Mélanie, j'allais rencontré lors d'une fameuse soirée à Madeleine, un groupe de personnes que je n'allais plus quitter par la suite. Il y avait ce soir là, Laurent et Anne, Cécile, Magalie, Mélanie, Lilian, Patrick il me semble, Ludivine et sans doute d'autres personnes.
Lorsqu'on sort de l'adolescence, je dirais même lorsqu'on se profile vers la trentraine, on gagne en maturité, en sagesse là ou on perd (parfois) en culot ou en folie. De ce fait, on se restreint, souvent, par peur d'être mal perçue ou de froisser les susceptibilités de la société bien pensante. Pourtant ce soir-là, on s'est laissé aller à rire comme des gamins, à danser comme des fous et à boire comme des ivrognes (je parle pour moi, sensé ne pas boire), et tout cela dans une bonne humeur contagieuse : j'avais l'impression de les connaitre depuis des années.
Le 29 juillet 2006, Laurent et Anne se sont mariés, pour le meilleur, à la mairie (et à l'église) de Carry Le Rouet, à trentre kilomètres de Marseille. Dans un cadre magnifique (le bord de mer) et un temps caniculaire, j'ai eu le plaisir de compter parmi leurs nombreux invités. J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur tout ce que l'on ressent lors d'un mariage : de l'émotion en passant par la joie. De la soirée de Madeleine, il y avait tout le monde, ainsi que la famille bien entendu. Il est presque difficile de ne pas laisser échapper une larme, surtout lorsque on les côtoie au quotidien. Derrière les beaux yeux bleus calme de Laurent, on pourrait avoir du mal à entrevoir le côté festif et surtout son humour à tout épreuve. Anne semble être discrète, mais cela s'éfface aussitôt lorsqu'elle sourit. Un sourire qui ferait presque oublier à un ivrogne sa bouteille de vin. A eux deux associés, ils font preuve d'une gentillesse et d'un respect, qui en ce qui me concerne, me force à être toujours à la hauteur et surtout à ne pas décevoir leurs amitiés.
Ce qui, à nos yeux (nous, les amis), rendra ce mariage inoubliable et impérissable est bien entendu la force de leurs sentiments mais aussi la semaine que nous avons passés tous ensemble, sous un soleil de plomb. Généralement, dans ce genre d'événement, au bout du week-end, tout le monde repart de son côté. Mais selon la volonté des mariés, nous avons concilier et sans efforts, nos emplois du temps respectifs afin de passer une semaine ensemble. Nous avons dansé, bu, courru, sauté, marché, discuté, crié, joué et beaucoup ri, parfois sans aucune raison mais c'est sans doute cela la magie des vacances, c'est sans doute cela la force de l'amitié, ce sentiment réciproque d'affection ou de sympathie qui ne se fonde ni sur les liens de sang, ni sur l'attrait sexuel.
Aujourd'hui, je suis à Paris. Il pleut et le temps est maussade, de quoi déprimer donc. Mais je retrouve vite le sourire avec la nostalgie et le souvenirs des bons moments passés avec Laurent et Anne, Mélanie, Magalie, Cécile, Gaelle, Robert, Pat, Lilian, Guillaume, Sylvia, Vincent, Claire, Tania, Luis et j'en passe, la liste et tellement longue. A vous, les jeunes mariés, je vous souhaite bien entendu le meilleur et sachez que je suis fière de compter parmi vos amis.
7月4日 En passant ou en danssant..."Sachez avoir tort, le monde est rempli de gens qui ont raison, c'est pour ça qu'il écoeure."
Louis-Ferdinand Céline
En Verve : mots, propos, aphorismes
Editions Horay
"Il fait chaud... Faire attention au soleil" chantait une jeune chanteuse française il y a quelques années. La canicule sévit presque, ici et là, à travers tout le pays. Les gens se mettent à sourire, à rire, à s'ouvrir aux autres, à faire l'effort d'aller vers l'autre. Il fait chaud, c'est vrai, alors on sort de chez soi, on sort de ses soucis, parfois, atténué par cette joie ambiante, aidée il est vrai par ce splendide soleil prêt à nous accompagner sur nos routes de vacances. Certains sont déjà partis, d'autres vont le faire, bientôt.
En ce qui me concerne, le beau temps me donne souvent envie de ne rien faire, vraiment rien faire. Pourtant, malgré un soleil presque insupportable, je continue mes activités sportives (course à pied, foot ball, basket ball et danse). Alors je ne vais pas le cacher, c'est deux fois plus fatiguant de se donner à fond lorsque le mercure atteint des sommets. Avec l'âge, on apprend à écouter son corps (le coeur, c'est autre chose, je n'y comprend toujours rien il me semble), pour ainsi éviter des blessures. Par contre il y a une chose qui ne changera jamais avec les années : mon amour pour la danse ! C'est certainement la seule chose qu'il me reste de mon adolescence et même de mon enfance, avec la lecture et l'écriture. Je lis beaucoup moins, certes, néanmoins encore suffisamment assez pour continuer à apprécier l'imagination débordante de certains auteurs ou alors pour continuer à m'instruire. Par contre plus de dessin et de peinture (manque de place et sans doute de talent même si j'ai préparé jadis l'école de Boulle), plus de sport de combat (manque de temps et surtout j'en avais assez des blessures en tout genre), plus de passions ou de collections diverses et inutiles. Cela m'a permis de comprendre une chose : moins on s'éparpille et plus on a le temps d'apprécier, réellement !
Certains vont fumer, d'autres boire ou se droguer. Il y en a qui vont avoir une activité sexuelle stimulante, euh... Tout le monde aime faire l'amour, n'est-ce pas ? En tout cas, en ce qui me concerne, la question ne se pose pas. Mais je ne vais pas dérailler et bifurquer vers ce sujet et continuer sur la lignée de ce que j'avais prévu au départ. Quoi déjà ? Le soleil, la danse ? Ah oui ! Pour une fois, j'avais pas de fil conducteur. Alors ? Alors je continue !
J'ai commencé avec le rock à 4 ans (mes parents, surtout mon père était un inconditionnel de Elvis Presley). J'ai traversé les années 1980 avec la fin du disco, le moonwalk, le funk et le break. Les années 1990 avec la salsa, le dancehall, le modern jazz, le zouk, le rap, la house, le mapouka et autre donbolo. De nos jours, on se ballance avec comme toile de fond la musique africaine de Côte d'Ivoire en force (le coupé décalé), du sud des Etats Unis (le crunk) ou de Los Angeles (le krumping).
Forcement, avec toutes ces nouvetés, il n'est pas toujours évident de s'y retrouver. Mais lorsqu'on aime, on ne compte pas. Alors je ne compte pas mais je ne cherche plus à être le meilleur, à tout contrôler, à tout maîtriser. Je me suis construit mon style, une association de tous les styles. C'est pas facile mais reussir un pas de danse inconnu ou une phase nouvelle me provoque une exaltation extrême.
Extrême comme l'immense délire que nous (Sydney et moi) avons partagé à Auberviliers, samedi dernier dans un restaurant ivoirien lorsque l'arbitre espagnol à sifflé la fin du match France - Brésil. Cette France, qui habituellement à peur de l'autre, qui soit disant à le moral dans les chaussettes, s'est (enfin) retrouvé unis, ensemble et surtout derrière ses footballeurs avec la même envie : fêter la victoire.
Cela dit, en passant, il faisait chaud et c'est en danssant, à l'unisson, avec les autres que avons manifesté notre joie...
6月13日 Poésie brésilienne !Seul le riche sur la terre
Conserve un nom dans l'histoire :
Le pauvre vainc à la guerre,
Le riche obtient la victoire.
Patativa do Assaré
Poésie du Nordeste du Brésil, éditions Cahiers Bleus
Traduction : Jean Pierre Rousseau
5月20日 Pour le pire et surtout pour le meilleur...Il y a deux semaine, mon téléphone sonnait. Il sonne tout le temps d'ailleurs, alors rien de surprenant à cela. A l'autre bout de la ligne, François, le meilleur ami et accessoirement temoin de Thomas, futur marié, du moins religieusement parlant. Je suis avec maman lorsque je répond, la communication n'est pas très bonne et je suis dans un centre commercial. Comme j'attendais un appel d'un autre ami, je me confond en excuse auprès de celui que je crois être Manu :
Moi : Je suis avec ma mère, elle avait une course à faire, je ne pourrais donc pas passer l'après midi avec vous. Tu diras à Evelyn que je suis désolé.
François : Euh... Pas de problème ! Au fait, tu descends comment à Lyon pour le mariage de Thomas ? En fin de compte je serais à Paris et je vais à Lyon en voiture, alors si cela te dis, on peut faire le voyage ensemble.
Moi : Hein... François ?
François : Euh... oui, je crois que je m'appelle François !
Moi : Et merde ! J'éclate de rire. Et dire que je t'ai pris pour quelqu'un d'autre en te racontant mes histoires avec ma mère...
Françcois : C'est pas grave, embrasse ta mère pour moi.
Moi : Ok
François : Alors, t'es partant ?
Moi : Ben oui ! Cela m'arrange, d'ailleurs je devais prendre mon billet de train cette semaine. Je vais donc faire des économies.
Francois : Cool, on va faire les fous. Bon, je te rappelle dans la semaine, je pense qu'on va décoller vendredi (le 12 mai) prochain vers 14 heures, t'en penses quoi ?
Moi : Ca me va !
J'ai fait la connaissance de François, par l'intermédiare de Thomas, qui était mon collègue pendant mes années Salustro-Reydel, l'un des plus grand cabinet d'audit français, qui aujourd'hui appartient à la multinationale d'audit KPMG. Je suis rentré chez Salustro en 2000 en tant que comptable chargé de la gestion des notes de frais, Thomas est arrivé quelques mois plus tard et il s'occupait de la paye. Jusqu'à mon départ de la société en 2003, une grande amitié s'est liée entre différentes personnes au sein du pôle financier de la société : Thomas donc, responsable de la paye, Sophie, responsable de la comptabilité client et de la tva en binome avec Noan, Laure, responsable du contrôle de gestion, Eric qui souffrait (vu le nombre de factures) à la comptabilité fournisseur et moi. On s'était surnommé "la génération 75" ! A un an ou deux près (Eric et Thomas), nous avions tous 25 ans en 2000.
Pendant 4 ans, nous étions heureux au petit matin d'aller au boulot, parce qu'on savait qu'on allait retrouver les autres, parce qu'on avait l'impression de vivre une aventure agréable et nous savions, inconsciemment, que celle-ci n'allait se reproduire nulle part ailleurs.
Ce qui n'était au départ qu'une amitié purement professionnelle allait pourtant nous lié pour les années à venir. Ensemble, à quelques exceptions près (Noan, pas aussi fêtard que le reste du groupe), nous allions vivre des moments impérissables de franches rigolades, de moments intimes, de danses endiablés ou d'anfantillages (merci François pour la blague du téléphone)...
Il y a six mois, mon téléphone sonnait, comme il le fait presque quotidiennement. A l'autre bout de la ligne, Thomas ! Comme cela faisait un bail que nous ne nous étions pas vu, nous décidions d'aller prendre un verre ensemble. Je suis fous de joie lorsqu'il m'annonce qu'il va se marier avec Bénédicte, qu'il à rencontré pendant nos années Salustro-Reydel. Dès le lendemain de leur rencontre, il m'avait fait comprendre qu'il pensait enfin "tenir" la bonne personne, c'était en 2002. Et en cette fin d'année 2005, dans un café proche de Saint Lazare, il m'annonce qu'ils (Bénédicte et lui) espèrent que je ferais le déplacement jusqu'à Jarnioux, dans la banlieu lyonnaise, pour la cérémonie religieuse. Je suis ému, je cherche mes mots mais j'arrive à articuler une réponse en forme d'affirmation : on ne refuse pas une telle invitation, venant d'un ami...
Vendredi dernier, jour du rendez-vous avec Fançois et du départ pour Lyon, je m'aperçois qu'il me faut une cravate rose pour accompagner ma nouvelle chemise à rayure rose. Après un tour chez le coiffeur, je coure chez Zara m'acheter le précieux sésame et direction Poissy, lieu de résidence de François. Sous un soleil agréable, nous prénons la direction de Lyon vers 14 heures 30. Le voyage va durer plus ou moins 6 heures, avec un intermède de 45 minutes chez les gendarmes, François ayant dépassé la vitesse maximale autorisée. Il ne s'en sortira qu'avec une amende de 90 euros, sans retrait de points. Il y a des jours ou il faut croire aux miracles : il avait oublié son assurance et n'avait pas passé le contrôle technique !
Nous touvons sans problème la ville ou plutôt le village de Bagnols, lieu de ralliement. Le beau temps de l'après midi fait place maintenant à un orage léger. Il pleut des petites gouttes et cela ne facilite pas la conduite. Thomas et Bénédicte nous accueillent chaleureusement et font les présentations, surtout pour moi qui ne connait presque personne. On se met à table, François commence son show, on raconte notre voyage et puis Thomas finit par nous conduire dans notre demeure, qui se trouve à deux ou trois kilomètres en voiture. Entre temps, on se renseigne sur les boites du coin, on a envie, François et moi, de s'amuser un peu avant le jour J. Il fait nuit et la lune éclaire à peine l'obscurité qui nous entoure. Dans notre joie d'être ensemble, on ne fait pas attention aux indications pour retrouver la maison ou nous sommes logés. Nous sommes entouré d'une perpetuelle prairie verte. Il n'y a ni tours, ni batiments, ni éclairages, ni routes mais des dizaines de maisons, espacées les uns des autres.
Nos affaires dans nos chambres (que je partage avec François et Erik, ami allemand de Thomas), nous reprenons la route, direction Lyon, à 30 kilomètres de Bagnols. L'animation est joyeuse dans l'Espace de François, on ne tient vraiment pas en place. A Lyon, on se perd un nombre incalculable de fois, on récupère un ami à Bénédicte à la gare, on dépose Thomas à l'hotel qu'il occupe avec sa famille on revient sur Bagnols afin de disposer de l'ami à Bénédicte. Il est tard et on est fatigué mais malgré cela, on décide tout de même de sortir.
Néanmoins, on ne va pas avoir l'occasion de rentrer pour se changer puisque nous allions tourner pandant plus d'une heure dans le village sans toutefois trouver notre chambre. Il est presque trois heures du matin. Thomas est à 30 kilomètres, Bénédicte est à côté mais sans doute en train de rêver à sa lune de miel. On ne veut pas prendre le risque de réveiller qui que ce soit. Presque par dépit et surtout par lassitude (à force de tourner en rond), on decide donc de partir à l'aventure. Sauf que l'aventure, la boite donc, l'Arc En Ciel se trouve à 20 kilomètres de Bagnols. Cela ne nous effraie pas, de toute façon, on a pas trop le choix, sauf peut-être de dormir dans la voiture. Sur le chemin de la boite (on va encore trouver le moyen de se perdre), on s'informe auprès des gens du coin. On tombe sur trois hommes, plus ou moins ivre. Pour nous expliquer la route, ils vont se mettre à parler en même temps, et bien entendu, ils n'ont pas la même "carte". Dans la voiture, on se regarde François et moi. On est au bord de la crise de rire. Et puis tout d'un coup, l'un d'eux s'écrit : "Taisez-vous... Et laissez-moi parler" ! Un pure moment comique. Pourtant on était pas au bout de nos peines.
La boite est immense, il y a plusieurs niveaux, plusieurs ambiances. La moyenne d'âge ? Un peu de suspense. On se demande vraiment ce que l'on fait là. Après tant d'efforts pour venir dans ce soit disant temple de la fête, notre déception est énorme, non pas à cause du l'endroit mais plutôt à cause de ce que l'on observe. On fait un tour rapide, histoire de "sentir" le lieu. On passe au bar, François commande un Orangina, sa boisson préférée. "Desolé mais nous n'avaons pas d'Orangina" répond la barmaid. Encore une fois, comme dans les films, on se regarde François et moi avant de rentrer dans un fou rire incontrôlable. Bon, il n'y a pas forcement d'Orangina dans toutes les boites mais l'Arc En Ciel, c'est un complexe de salles de danses, salles de jeux et un bar, alors on est un peu surpris. Pourtant le pire est à venir, on le voit de nos yeux mais la confirmation va tomber de la bouche d'une jeune démoiselle. Jeune ? Non, on va opter pour une enfant. François engage la conversation :
François : C'est toujours aussi jeune ici ?
Le groupe de filles : Ben oui hein... C'est la boite des jeunes ici ! Non mais vous êtes pas du coin ou quoi ? Tout le monde le sait.
François : Hum... Euh, nous on viens de Paris, alors...
Le groupe de filles : Quoi ? Vous êtes descendu de Paris pour venir ici ?
François : Pas pour venir ici, on a un mariage demain dans le coin. On avait juste envie de se changer les idées ce soir. Mais vous avez quels âge ? On connait déjà la réponse mais il veut avoir le coeur net.
Le goupe de filles : 14 ans !
François : ...
Le groupe de filles : Moi j'ai 16 ans !
François : Oh... Et qui est la plus vieille parmi vous ?
Le groupe de filles : Moi j'ai 19 ans !
Moi : Ah bon ? Fallait bien que je dise quelque chose.
Je ne reste pas lomgtemps, je vais m'assoir et je laisse les "enfants" avec Fançois. Il me rejoint quelques instants après. On termine nos verres, je danse un peu, histoire de marquer mon passage et on décide de rentrer, une heure après. Il est 4 heures 30 ! Pourtant on ne va pas dormir tout de suite. Comme quelques heures auparavant, on va tourner en rond pendant presque deux heures pour trouver nos chambres. Peu importe, l'essentiel étant de dormir un peu.
Le samedi, il pleut. Une pluie si fine qu'elle ne nous enlève pas notre bonne humeur. Bénédicte est splendide, Thomas est calme mais néanmoins ses yeux trahissent ses émotions. Il y a la famille, les amis.Tout le monde s'embrasse. Je me retrouve en face d'une dame assez impressionnante de par son allure. Elle est très grande, presque aussi grande que moi. Elle s'approche et finit par me dire : "Vous êtes sans doute Audrel, n'est-ce pas? Vous savez, mon fils m'a beaucoup parlé de vous. Alors je voulais vous remercier de votre présence car il y tenait beaucoup". Bien entendu c'était la maman de Thomas que je voyais pour la première fois. J'ai toujours pensé que j'avais de la chance de le connaître mais je n'aurais jamais cru que je comptais autant pour lui. Je me retiens presque pour ne pas éclater en sanglot. Quelques instants après, je retrouve Sophie a l'église Saint-Etienne de Jarnioux. Elle est venue avec sa fille Lola et son fiancé, JB, lui aussi ex salarié du cabinet.
La messe du mariage, célébrée par le Père Vincent de Marcillac va se dérouler dans un silence emplit de joie, de respect, d'envie et de bonheur. On a presque tous les larmes aux yeux, surtout ses parents. Même Anne-Laure, l'une des soeurs de Thomas ne tiens pas en place. Il faut dire qu'il est le dernier de la famille Noblet a se marier. Pour le pire mais surtout pour le meilleur...
4月20日 Premières fois...Il y a quelques années, je tombais au hasard sur une chanson de Béyoncé, "My first time" sur une face B, composée et produite par Les Neptunes (Chad Hugo et Pharell Williams). En l'écoutant à nouveau récemment, attentivement et malgré mon niveau d'anglais assez limité, je n'ai pu m'empêcher de penser à tous les moments de ma jeune vie qui ont constitués une prémière fois : première claque, premier baiser ou première rupture, entre autres.
On sait aujourd'hui que ces moments (bons ou mauvais) peuvent avoir une influence assez néfaste ou joyeuse sur le restant de la vie d'un être humain. A y penser, on peut comprendre le pourquoi des agissements des personnes qui nous entourent, surtout lorsqu'on connait leurs parcourts. Chacun interprète à sa manière ces moments mais il y a une chose dont j'en suis absolument certain, c'est qu'on oublie difficilement "ses" premières fois. J'aurais l'occasion d'y revenir...
4月1日 Serais-je le plus "beau" pour aller danser ce soir ?Vendredi 31 mars, il est midi et je sors du métro, station Chateau D'Eau. Pour ceux qui ne le savent pas, je me trouve dans un quartier majoritairement fréquenté par des africains. Mais pas seulement ! Vous voulez vous acheter des produits des beautés (plus ou moins spécilalisés pour les peaux noirs), vous faire des ongles ou avoir une coiffure de stars ? So, you are in the right place ! Comme dirait une amie, qui est persuadée qu'à force de me causer en anglais, je finirai par maîtriser la langue de Shakespeare.
Quelques instant après, me voila dans un lieu à forte présence féminine. C'est animé et joyeux, même pour l'heure. Il faut tendre l'oreille et s'armer de patience pour essayer de déceler une note de français dans ce capharnaüm...
Viviane : Salut mon chèri...
Moi : Salut Vivi ! Tiens, j'entends là mes premiers mots en français, suis-je en train de me dire.
Viviane : On avait dit 11 heures... Allez viens, installes-toi là mon chéri !
Moi : Merci. J'ai pas pu venir plus tôt...
Viviane : C'est pas grave, me coupe t'elle. Tu vois, il n'y a pas beaucoup de monde.
Un sourire aux lèvres, je regarde autour de moi : on doit pas avoir la même conception du mot "monde". C'est cela les africains, ils ont tendance à atténuer la portée des choses lorsque celles-ci peuvent être considerables ou alors dans le cas contraire, à exagérer une situation insignifiante. Certains regards extérieurs ont souvent du mal à le comprendre, mais cela vient sans doute de l'histoire très contrastée et très meurtrie de ce continent, l'Afrique, si chèr à mon coeur. Je dis sans doute, parce que loin de moi l'idée de m'imposer ici en connaisseur ultime d'un continent aussi vaste. Néanmoins, ma plus grande fierté, au délà de mes origines, reste ma naissance, là-bas, mais pas "dans la misère et les cris"...
Vivianne avait raison, on avait rendez-vous à 11 heures. Mais j'avais passé une nuit blanche la vieille, une nuit complète de ménage domestique : nettoyage, aspirateur, vaisselle, rangement et pour finir, serpillière dans tout mon petit 38 mètres carrés. Pas de quoi se pointer à l'heure donc. Mais bon, Vivianne, jeune femme africaine d'une trentaine d'années est la seule capable de 'bien" me tresser, du moins comme je l'entends. Oui, Vivianne est coiffeuse, coiffeuse professionnelle et au cours de ces trois dernières années, nous avons construit une rélation très amicale, me permettant d'arriver en retard.
Vivianne : Mais tu n'entretiens pas tes cheveux mon chéri. Regarde tout ce que t'as perdu derrière ? Me dit-elle e me tripotant la tête.
Moi : Oui, je sais et c'est pour cela que je suis là.
Vivianne : Pourquoi tu viens toujours me voir en dernier recours, hein ? Ils étaient longs derrière tes cheveux et regarde maintenant, t'exagères...
Moi : ...
Vivianne : Bon, je vais te tresser, tu verras, ca va repousser mais tu n'attends pas six moi avant de revenir ?
Moi : Ok, t'inquiète !
Lorsqu'on décide de se faire tresser , il faut s'armer de patience, cela ne se fait pas en deux minutes. L'avantage avec Vivianne, c'est que l'on ne voit pas passer les quelques 3 ou 4 heures que nécessite ma coupe. Ainsi, j'apprends que sa petite famille se porte à merveille. Sa deuxième fille va sur ses 5 mois et elle compte encore avoir deux enfants, surtout des garçons. Est-ce que j'aimerai en avoir ? Bien entendu Vivi ! J'ai toujours aimé les enfants mais je sais également qu'il vaut mieux être deux pour cela, et là, c'est une autre histoire. Chaque chose en son temps.
Plusieurs raisons nous amènent généralement chez le coiffeur : réduire ses cheveux, changer de tête ou tout simplement se faire beau ou belle. Il peut en avoir d'autres des raisons, tout dépend de chacun. En ce qui me concerne, c'est plutôt changer de tête, voila pourquoi je les ai longs, au grand désespoire de maman. Ayant eu la boule à zéro pendant dix ans, je redécouvre le plaisir de modifier ma tête, du jour au lendemain. Cela ne plait pas toujours à mon entourage mais "à quoi cela peut-il servir d'être un adulte consentant si on ne consent jamais à rien" ? Voila une phrase que j'ai souvent coutume de sortir, juste pour taquiner un peu. Mais maman n'est pas du genre à se laisser faire, son crédo : que je me range (à savoir femme et enfants) et que je me rase la tête, comme lorsque que j'étas "beau", selon elle...
Vivianne : Whaou... Comment t'es beau, tu vas faire un malheur ! Qu'elle est adorable cette Vivi.
Moi : Arrête, arrête, je vais finir par le croire.
IL est presque 16 heures, le salon est toujours aussi bondé et animé. Je me regarde dans le mirroir et j'apprécie intérieurement le travail de Vivianne. Je suis adulte et forcement, je dois faire des choix. Je ne serais sans doute pas le plus beau pour aller danser ce soir. Pour ceux ou celles qui me lisent, vous savez sans doute ce que je pense de cette notion autant abstraite que subjective. Néanmoins, si vous entendez ma mère, elle oubliera ce qu'elle n'apprécie pas chez moi pour vous dire ceci : "Bien sûr que t'es le plus beau... Après ton père... Et à égalité avec ton frère !". Cela me suffit !
3月26日 Le point crucial !"Elle marchait, le regard rivé sur ce seul point crucial, dont la vue lui procurait un plaisir infiniment coquin. Un plaisir caché certes mais néanmoins mainifeste. Elle rougissait, sa respiration s'accélérait, son torse se bombait et elle avait honte de sa réaction, indigne (pensait-elle) d'une femme de son âge. Pourtant au fond de son subsconcient, une voix lointaine l'intimait de se libérer et de vivre sa vie...
De vivre sa vie ? Facile à dire mais cette phrase , aussi simple soit-elle, avait-elle une quelconque signification pour elle, à ce moment précis ? La jeune femme allait essayer de le savoir..."
Voici un extrait d'un roman que j'écris depuis plusieurs annés maintenant. Et oui, plusieurs années en effet, croyez-moi, on ne s'improvise pas auteur du jour au lendemain, quelque soit votre talent. Alors j'ai écris, modifié, supprimé, changé, enlevé pour enfin rajouté quelques lignes, quelques mots ou quelques phrases et ainsi depuis une bonne dizaine d'années. Pourquoi ce extrait ? Eh bien parce qu'il me hantait. Cela fait un bout de temps déjà que je n'ai rien écris de nouveau, concernant mon roman. Pourtant ce passage me revenait sans cesse. Alors je vous le livre et parallèlement à cela, je vais essayer de comprendre la raison de cette hantise.
Le jeudi 23 mars 2006, c'était l'anniversaire de Valérie, la soeur de ma meilleure amie. Pour l'occasion, elle avait donc réuni ses amis ainsi que des membres de sa famille dans l'appartement qu'elle partage avec sa grande soeur (ma meilleure amie donc), celle qui attend un heureux événement pour ceux qui suivent régulièrement mes aventures. T'es pas perdue Perrine ? Un petit coucou en passant pour toi, ton mari et tes amis américains...
Je reviens à mon histoire. Certaines choses, certaines attitudes ou certaines paroles conditionnent notre état d'esprit lorsqu'on se trouve devant l'inconnu. J'ai remarqué qu'on réagissait pas de la même façon devant une situation donnée : là ou certains se sentiront à l'aise, d'autres seront plus en retenus. Mais bon, je ne vais pas avoir le Prix Nobel avec ce que je viens d'écrire, chaque être étant unique en soit, il est bien normal de faire ce constat. Si on rajoute à cela d'autres paramètres comme la culture, l'éductaion, la conception religieuse, la situation familiale, rien d'anormal donc. On réagit certes différement mais toutefois on réagit, n'est-ce pas ? Au cours de la soirée, j'ai versé quelques larmes lorsque j'ai vu pour la première fois Olga et son ventre bien arrondi de trois mois. Pour ceux qui ne veulent pas faire l'effort de comprendre, je dirais tout simplement que si elle n'avait pas été présente (elle et sa famille), à une certaine période de ma vie, je ne serais sans doute pas là aujourd'hui à mettre à jour cette page personnelle. Lorsque je suis heureux pour elle, je ne peux contenir mes larmes, je ne devrais pas écrire cela mais tant pis, j'oublie ma virilté pour cette fois. Au cours de la même soirée, j'ai été emu (sans toutefois le montrer) de retrouver certaines personnes que j'avais perdu de vu. Au cours de la même soirée, encore, j'ai discuté, rencontré, polémiqué, raconté ou échangé des mails. Tout cela dans une animation bruyante, joyeuse et totalement incontrôlable : mettez 50 à 60 personnes de 18 à 40 ans dans 90 mètres carrés et vous verrez le résultat.
Bon, je vous vois venir : ou est le rapport avec l'extrait du roman ? Le premier, pour commencer, c'est une réaction donnée face à une certaine situation. Voila pourquoi j'ai évoqué la soirée des 25 ans de Valérie. La jeune femme dans mon roman est dans la rue, elle marche et semble fixer quelque chose au loin. Bien entendu je sais quoi mais je ne vous le dirai pas, je préfère laisser libre court à votre imagination. De cette fixation, naît un ensemble d'élements qui vont lui faire vivre des choses insoupçonnées pour elle. Voila sans doute pourquoi elle est surprise d'avoir une telle réaction.
Le second rapport, on le trouvera dans le titre. Un élément qui vous fait oublier tout le reste, toutes les personnes qui vous entourent, voila ce que je nomme le point crucial. Au cours de la même soirée... Je me répète je sais, mais bon, je continu tout de même. Au cours de la même soirée, je disais précédemment que j'avais rencontré du monde. A un moment, je me suis retrouvé silencieux et sans voix devant une jeune femme. Pas longtemps mais suffisamment pour que je m'en rende compte. Cela vous est-il déjà arrivé de rester sans voix, stoïque et presque sans réaction devant une personne ou même devant un objet (un tableau par exemple) ? Pourtant, je vous assure, ce n'était pas la plus belle, si toutefois on peut quantifier une notion aussi abstraite et subjective. Mais voila, j'aimais l'association entre ses yeux très expressifs et la douceur des mots sortant de sa bouche. Vous me prenez pour un fou hein ? Je suis comme tous les hommes, j'aime également regarder les formes arrondies d'un beau postérieur, pour ne pas dire autres choses mais voila, cela n'en fait pas pour autant un point crucial. Grande, elle avait des yeux très clairs donc, une bouche sensuelle et une assurance certaine et communicative.
Je me souviens avoir étudié au lycée un ouvrage, qui m'accompagne toujours aujourd'hui, "Les fragments d'un discourt amoureux" de Rolland Barthes, ou l'auteur reconstruisait le discours amoureux, d'un fragment à l'autre, aux intitulés variés pour nous permettre de saisir à tel point que la cohérence préetablie de nos pensées toutes faites vole en éclat devant la puissance de l'amour. Non, je ne suis pas amoureux mais il expliquait que l'amour partait toujours d'une rencontre à laquelle un élement nous permettait d'y croire, bien plus que de raison. En ce qui me concerne, cela a toujours été le point crucial !
3月13日 Une belle histoire indienne !En cette période assez morose, même pour pour ceux qui s'estiment heureux, passer un moment reposant et agréable peut parfois relever du miracle. Bien entendu j'exagère un peu. Pour ceux qui croient en Dieu (et j'en fais parti), point besoin de les convaincre, la foi et les événements qui en découlent apporte sans cesse des réponses manifestes.
Entre le mauvais temps, la grogne des étudiants, le chômage qui ne fait plus que des heures supplementaires, les prix qui ne baissent pas, les salaires qui n'augmentent pas, la mauvaise humeur persistance des gens qui nous entourent, les tracas de la vie, j'avoue qu'il est parfois difficile de sourire. Alors, lorsqu'un événement vous fait oublier votre quotidien, on a envie d'en parler, on a envie de le partager.
Ayant passé la majorité de sa jeune vie aux Etats-Unis, un jeune Indien decide de revenir au pays. Il tombe amoureux d'une jeune fille, nommée Bharati. Bharat, dont la définition est "à la recherche de la lumière" est le nom hindi de l'Inde. Il ira donc à la recherche de cette belle lumière qui l'obsède. Et comme toute les belles histoires, il finira par épouser la jeune femme.
Vous êtes perdu ?
Non, je ne suis pas devenu fou. Je ne me sépare jamais de mon sourire même quand mes nuits ne sont pas aussi heureuses que "vos" jours. Revenons à notre petite histoire indienne. Je parlais bien entendu du spectacle musicale Bharati. Spectacle que je suis allé voir au Palais des Congrés le 02 mars, avec Mélanie, Isabelle et Eric. Connaissant l'Inde depuis mon plus jeune âge, du moins son histoire et surtout son cinéma, le fameux Bollywood (le cinéma indien ayant une place assez importante dans la culture de masse en Afrique), je m'attendais donc à tout mais certainement pas à être sur une autre planète pendant plus de deux heures. Plus de deux heures de joie donc, d'émotions, de fous rires, de fantasmes devant la beauté particulière de ces femmes, de surprises tant l'aisance de ces danseurs est peu commune.
Vous avez sans doute compris maintenant. Bharati est bien plus qu'une comédie musicale (je vous conseille fortement la bande originale, déjà dans les commerces), c'est un délicieux mélange de danses, de musiques et des traditions de l'Inde. Sur scène, plus de 100 danseurs, acteurs, chanteurs, musiciens, acrobates et un narrateur qui commente et éclaire l'histoire. Croyez-moi, ce spectacle est vraiment une formidable rencontre avec l'Inde. Celui-ci étant en tournée dans toute la France en ce moment, je vous le conseille. Pour les parisiens, il faudra patienter jusqu'en decembre prochain.
Si j'en parle encore aujourd'hui, c'est tout simplement comme je l'ai expliqué précédemment, un pure moment de plaisir. Et ce plaisir me hante encore 11 jours après. Peut-être parce que je suis revenu à mes tracas. En tout cas, malgré ces desagrements de la vie, je tiens à prolonger cette jouissance qui m'a vue, pendant plus de deux heures, rêver d'une belle indienne, pour une belle histoire...
2月28日 Happy birthday to... Me !Joyeux anniversaire
Je suis là, en ce jour si particulier
Qui bien malgré moi me mène
Vers un chemin pourtant bien singulier
Celui inconnu du temps qui se promène
Une année s'achève, une nouvelle ère débute, et toujours
Ensemble et réuni, ils me fêterons, les yeux plein d'amour
Voila ce que j'ai coutume de mettre sur une carte, lorsque j'envoie ou souhaite un joyeux anniversaire à un ami. Encore un poème diront certains. Oui, encore un poème mais bon, il est plus facile de comprendre aujourd'hui pourquoi j'en écris ou j'en ai écris autant. L'explication à été donnée précédemment. Je l'ai juste un peu changé, deux ou trois mots, pour qu'il s'adresse (je cause toujours du poème) à moi-même.
Les années passent et si les souvenirs de la vie restent intacts, il n'en reste pas moins que le poids de la maturité, de la responsabilité et surtout de l'âge finissent par peser bien lourd. Non, je n'ai pas le syndrome de Peter Pan. J'ai plutôt bien vieilli : je me suis instruit et je me suis construit, du moins je le pense. Mes parents et ma famille en sont pour quelque chose. Alors qu'est-ce qui se passe ? Et bien, si je ne pas réussi quelque chose, du moins pour l'instant, c'est bien la construction d'un foyer. Un foyer ? Oui, une femme et des enfants. Voila quelque chose que je n'avais pas prévu : être célibataire à 30 ans ! Et c'est plutôt une situation qui commence à m'incommoder. Entre le souhait légitime d'une mère qui voudrait voir la vie de son fils enfin rangée, le regard des amis qui parfois pensent (à tord) que je ne veux en aucun cas construire une rélation durable et le regard pleins de préjugés de la société sur les hommes de couleurs célibatires, donc forcement coureurs de jupons, mon coeur lui ne balance pas. Enfin, il balance, oui il balance du côté de maman : je veux des enfants, que je ne ferais pas seul bien entendu...
Les années passent et les gens changent, forcement. Thomas et Bénédicte vont se marier en mai, Laurent et Anne avant l'été, Sophie a une petite adorable Lola qui va sur ses deux ans. Malick, un de mes meilleurs amis est déjà passé devant Monsieur le Maire, Rarip est fiancé depuis deux ou trois ans maintenant et ma meilleure amie, Olga, qui pendant des années a clamée ne pas pas vouloir des enfants a un ventre qui commence à prendre des formes : elle attend son premier bébé.
Les années passent et j'espère que ma situation changera aussi, parce que je le veux, parce que je le souhaite, parce que je le désire. Je devrais sans doute m'ouvrir un peu plus, arrêter de faire le clown, devenir moins éxigeant ou faire peut-être plus de concessions. Est-ce que j'en suis capabe ? Pourquoi pas !
2月23日 Poésie...Je Pense à toi
Je me suis réveillé un beau matin pluvieux
Tu n'étais plus là
Sans un soupir, sans même implorer les cieux
Je suis resté là
Maintenant, sans toi rien ne vaut la vie
Pourtant je suis libre
Seul, je me retrouve presque à l'agonie
Pourtant il faut vivre
Encore un écrit qui commence à prendre de l'âge.
Une période joyeuse et gaie, voila ce dont je me souviens de mon adolescence. Pourtant aussi incroyable que cela puisse être, tout ce que j'écrivais à l'époque baignait dans la nostalgie ou dans une mélancolie surprenante, du moins pour un gamin de 15 ans dont l'expérience de la vie n'en était qu'à ses balbutiements. Il est facile pour moi aujourd'hui d'avancer des arguments pour entamer une explication, mais je ne suis pas encore prêt à en parler, pas ici, pas encore. Sans me prendre pour un poète, j'ai toujours aimé m'exprimer sous forme de poésie, sans doute pour me convaincre que j'en étais capable. Mais aussi parce que je voyais les yeux de mes amies briller de réconnaissance ou d'amour lorsque je leurs consacrait certaines de mes compositions. Alors, j'ai écris, enormément, suffisamment pour faire paraître un, deux ou trois recueil de poésie ou un roman.
C'est un moment intense que de se retrouver devant une page blanche ou les touches froides du clavier de son ordinateur portable pour faire fonctionner son imagination. L'inspiration tarde parfois à venir mais lorsqu'il pointe le bout du nez, je suis tout en émoi, presque comme si j'atteignais l'orsgasme. Un orgasme culturel, intellectuel certes mais tout de même. J'ai une imagination débordante, mes amis le savent et j'ai également certaines notions rhétoriques qui me permettent de donner une vie à mes inventions, mes fantasmes, mes rêves, mes fictions. Comment ? A traves tout ce tout ce que je vis, tout ce que je vois et tout ce que la vie m'inspire.
La poésie, cet art du langage, visant à exprimer ou à suggérer quelque chose par le rythme (surtout le vers), l'harmonie et l'image n'est pas le seul canal qui me permet d'assouvir ma soif d'écrire, la preuve en est l'existence de cette page personnel. Néanmoins, il me fait vivre des émotions fortes...
2月4日 Observation...Mélanie, Aurélie, Magalie, Sandrine, Olga, Valérie, Céline, Camille, Evelyne, Nathalie, Claire, Kelly, Julie, Celia, Carole, Eva, Elodie, Joanna, Justine, Laetitia, Ludivine, Anne, Maiwenn, Marjorie, Pamela, Sandra, Serena, Shérazade, Sophie, Tessa, Vanessa, Virginie...
Lorsque j'appelle toutes ces personnes, leurs prénoms résonnent avec des intonations différentes. Je sais qu'elles ont des origines variées et des personnalités diverses, quoique toutes féminines. A travers ces prénoms, on peut entrevoir ou essayer d'imaginer leurs "environnements", leurs états d'esprit mais ce serait alors un "jeu" sans intérêt et presque insignifiant.
Toutes ces personnes n'ont qu'un seul point en commun : celui de me connaître. Pas de quoi sauter au plafond donc. Si je m'en tiens à l'amitié qui me lie à certaines d'entre elles, je dirais qu'il y a de quoi aller sur la lune. L'amitié ? Oui, l'amitié, ce sentiment réciproque d'affection ou de sympathie qui ne se fonde ni sur les liens de sang, ni sur l'attrait sexuel. Peut-on le concevoir entre un homme et une femme ? Pourquoi pas en effet, je n'ai pas besoin de me convaincre. Il y a 21 ans, à l'école primaire Paul Bert de Levallois-Perret, je croisais le regard de Olga et depuis, nos chemins ne sont plus jamais separés : primaire, collège et lycée dans la même classe, parfois l'un à côté de l'autre. Une étude mutuelle et approfondie de nos personnalités, des traversés du désert en commun, des voyages enrichissants, des longues promenades et des conversations existentielles interminables nous ont permis de construire la rélation que nous avons actuellement. Nous sommes maintenant des "frères" comme elle aime si bien à le répéter.
Toutes ces personnes sont le fruit de la passion, des espoirs ou de l'amour de leurs parents respectifs. De ce fait, on peut en quelque sorte parler de véritables d'oeuvres-d'art. Mais voila, ce ne sont pas des tableaux, ce ne sont pas non plus des sculptures ou des objets quelconques. Ce sont tout simplement des femmes, des jeunes femmes très féminines, agréables et sociales. Certaines sont dotées d'une beauté envoutante, quelques unes ont des yeux douceurs de saphyr ou des sourires ravageurs et d'autres une gentillesse qui transformerait des pleurs en des rires.
J'ai de la chance de les côtoyer au quotidien ces jeunes femmes. J'ai beaucoup appris à leurs côtés et je sais que cela va continuer. Alors oui, parfois et cela pendant des mois, voire des années, je les ai observées. Quelque fois attentivement, souvent très minutieusement. Elles ont des visages innocents, des sourires angéliques et des formes extatiques. J'ai craqué pour certaines, amicalement bien sûr. J'en viens à dire que vivre avec elles est une aventure, une aventure ou l'amitié et l'amour sont des belles rencontres avec ce qui n'est pas moi, avec ce qui est toujours différent de moi et qui m'enrichit.
1月22日 Il faut bien vivre, n'est-ce pas ? Seconde partie !Samedi soir, minuit vingt ! Je sors de la salle de bain, je viens de prendre une douche bien chaude. Je me mets bien entendu devant mon ordinateur portable. J'ai des mails à envoyer, l'état de mes téléchargements à vérifier, de la musique à écouter via le lecteur Windows Media. La télévision est allumée sur une chaine sportive, après tout il y avait une journée de championnat de Ligue 1 ce soir (je parle de football, pour ceux qui ne le savent pas). Les Girondins de Bordeaux (l'équipe et la ville de mon coeur) ont gagnés dans le temps additionnel contre Strasbourg. Nous gardons donc notre deuxième place au classement, derrière l'intouchable Lyon. Le temps s'écoule, paisiblement sans que je m'en rende compte. Et puis mon portable (le téléphone cette fois-ci) sonne, un de mes amis, le meilleur sans doute (parmi les blacks en tout cas) est au bout de la ligne. Il est 2h30 :
Moi : Ouai...
Manu : T'es ou là ? (la télévision fait un boucan d'enfer et monsieur pense que je suis en boite, cette fois-ci, je suis branché sur MTV Base).
Moi : Ben je suis chez moi !
Manu : C'est quoi ce boucan alors ? (je viens de baisser la tv).
Moi : C'est la télé...
Manu : Bon on sort ce soir, t'es d'accord ?
Moi : Hein... ?
Manu : Eh oui, je suis avec Evelyne et on sort ce soir, qu'est-ce que t'en dis ?
Moi : Euh...
J'avais vraiment pas prévu de sortir. Et en déhors de la semaine dernière et la soirée consacrée à Aurélie, j'évitais de sortir le week-end, ma mauvaise passe de l'année dernière en est la principale cause. J'entend mon pote qui discute avec Evelyne, elle dit qu'elle n'est pas assez bien habillée pour sortir et lui de surenchérir. Il essaie de la rassurer et me reprend aussitôt :
Manu : Bon tu viens ou pas ? oh... je te cause ?
Moi : C'est à moi que tu parles là ?
Manu : Non, je cause à ton cul...
Moi : On va ou alors ?
Manu : On va au Cab. Bon t'es prêt dans combien de temps ? Je viens te chercher...
Discution animée avec Evelyne. Il explique que ce sera plus rapide s'il venait me chercher. Et la charmante Evelyne discute encore de sa tenue vestimentaire...
Manu : Bon, je viens te chercher...
Moi : Ok, je suis prêt dans cinq minutes.
Dix minutes après, il m'attendait en bas de chez moi. On passe récupérer Evelyne chez elle et direction le Cab à Palais Royal. Ce qui est agréable dans cette boite en ce qui nous concerne (surtout mon pote), c'est le fait de connaître les videurs. Alors l'entrée est toujours gratuite pour nous : on des VIP. Pour information, le sésame est à 20 euros tout de même.
Je dois avouer que c'est dans ce genre de moment, complétement improvisé qu'on passe les meilleures soirées. Elle était courte mais néanmoins agréable. J'ai pu faire la connaissance de deux charmantes demoiselles : Yolande de Toulon et Elodie, la parisienne. La première avait une joie de vivre contagieuse et la seconde, danseuse professionnelle, m'a tout simplement fait oublier mes tracas. Elle avait des formes généreuses et un déhanchement stupéfait : elle dansait comme une black mais elle était blonde ! Pas prude du tout, je me suis résolu à ne pas quitter ses bras... Parce qu'il faut bien "le" vivre, n'est-ce pas ?
Oui, peu importe tout ce qui pourrait bien nous pourrir la vie, peu importe l'inatendu, peu importe l'imprévu, il faut essayer de vivre pleinement. La vie étant courte, me lamenter sur ma situation comme je l'ai fait en fin d'année dernière ne m'apportera aucune réponse me disait maman. M'enfermer chez moi comme je le fait depuis un certain temps ne m'apportera aucune pleinitude. Je sais que c'est pas toujours évident mais après tout, il faut bien vivre, n'est-ce pas ? Alors vivons...
Bon, je suis rentré à 6 heures du matin, j'ai pris une douche, bu trois verres de Fanta, ecris ce long billet tout en regardant la victoire de Fabrice Santoro sur David Ferrer. Santoro, tennisman français de 34 ans, se qualifie pour la première fois de son immense carrière en quart de finale d'un tournoi de Grand Chelem. Bravo champion et merci Eurosport pour le direct. Je suis mort de fatigue et j'entend ma couette qui me sollicite...
1月21日 Il faut bien vivre, n'est-ce pas ?Vivre...
On désire la vie et on vit dangereusement
Ici et là, la réflexion n'est plus de rigueur
L'aventure semble être le seul bon élément
Le temps s'écoule, est-ce cela le bonheur ?
Hier un homme est mort seul dans sa déchéance
Parti trop vite d'une vie pleine de désillusions
Ou même les prières n'amènent aucune chance
Vite et fort, tout doit-il se faire dans l'éffusion ?
Un jour de pluie et une triste journée de larme
Une femme et des regrets, une absence qui manque
L'infidilité qui fait mal, avec la force d'une arme
Pire qu'une main qui s'élève, aménant une claque
Encore un poème que j'ai écris il y a une quinzaine d'années.Que d'émotions donc de réecrire ces quelques lignes que je croyais oubliées à jamais. J'ai beau avoir une bonne mémoire, il n'en reste pas moins que les années s'écoulent, inlassablement. Et avec le temps, celle-ci "flanche" comme le chantait si bien Jeanne Moreau dans une des ces chanson...
Mais j'ai eu beaucoup de chance. Mes parents préparent leur déménagement en ce moment. En mettant de l'ordre dans mon ancienne chambre, ils sont tombés sur un trésor (du moins en ce qui me concerne) : tous mes cahiers de poésie, mes nouvelles, mes observations, mes annotations qui vont, de la fin du collège jusqu'au lycée.
Aujourd'hui, je suis un homme, enfin, j'essaie de l'être. En rélisant toutes mes compositions et même si je me suis rendu compte que je faisais déjà preuve d'une maturité certaine, j'aurais écris différemment certains poèmes. Pourquoi ? Parce que j'ai quinze années de plus et cela vous change un homme, tant dans sa conception que dans sa façon d'entrevoir le monde.
J'ai beaucoup vu maman cette semaine : à son boulot, chez elle, au marché ou en voiture. J'ai loupé des rendez-vous important pour cause de mauvaise gestion des priorités. Et pour une fois, c'est plutôt rare en ce qui me concerne, j'ai dit "non" deux fois de suite à une femme ! J'ai pas la tête à cela. Néanmoins des rencontres imprévus peuvent vous faire sortir de votre litanie : une spéciale pour toi Perryne.
Une des mes amies, Aurélie, plaque tout pour faire ce qu'elle a toujours désirée : être parfumeur ! Pour cela, elle suivra une formation d'un an à Grasse. Alors nous lui avons concocté une belle soirée avec des cadeaux à profusion. Je me suis rendu compte la semaine dernière que j'appréciais beaucoup cette jeune femme calme, douce et tendre. Alors je tenais à lui faire savoir qu'elle allait nous manquer, à tous...
1月3日 Une autre année débute !Une année s'achève...
Alors forcement une autre débute ! J'ose espèrer que 2006 sera pour moi l'année du renouveau, une seconde naissance en quelque sorte. Parce que ce que je l'aisse derrière moi n'est qu'une succession de mauvaises nouvelles, d'espoirs déchus, de ruptures et de déprime. Mais j'ai de la chance d'être en vie, de pouvoir manger à ma faim et d'avoir un toit et un lit pour dormir ou autre chose, je pense que tout le monde à compris. Je suis africain et même si le renouveau de ce si beau continent et en marche, je sais que tout le monde n'a pas cette chance, la bas. Il n'est pas nécessaire d'aller si loin pour constater la misère du monde. L'année dernière, des immeubles ont pris feu en plein coeur de Paris, emportant des hommes, des femmes et des enfants. Sans chercher la polémique, ils étaient tous noirs. Alors je ne vais pas me plaindre mais je le souhaite de tout coeur, ce renouveau.
Je me croyais fort.
J'ai été fort pour ma mère et mon frère. J'ai été patient pour mon père et Delphine. J'ai été courageux face aux mépris, à l'ignorance ou au racisme de certains. Mais force est de constater aujourd'hui que je ne suis pas aussi fort, patient ou aussi courageux que je ne le pensais. Je ne suis qu'un pauvre homme, un simple homme et pas Superman : je ne peux même pas voler ! Sérieusement, c'est dans les difficultés de toutes sortes qu'on se retrouve, qu'on se rend compte de notre fragilité. Cette fragilité que j'ai toujours voulu cacher. A mon frère parce que je me devais de lui montrer le chemin. A ma mère, pour qu'elle ne s'inquiète pas pour moi. A mon père, qui a fait de mon adolescence un parcourt du combattant. A mes amis, pour qui ma bonne humeur légendaire ne peut aller de pair avec un quelconque moment de déprime. Il est toujours plus facile de cacher derrière un sourire que des larmes. Je vais donc continuer à faire rire et apprendre à vivre avec ma fragilité nouvelle.
En ce qui concerne Noël...
J'ai passé Noël en famille, cela va de soit. Nous avons partagé un super répas dans un restaurant africain que je ne connaissait pas. Et comme d'habitude, maman m'a gâtée. Elle est, avec ma meilleure amie, la femme que j'estime le plus. Elle ne me connait pas aussi bien que Olga mais peut-on la blâmer ? Il manque dans notre histoire en commun quinze ans de nos vies. Quinze ans de séparation, quinze ans sans se voir, quinze ans sans se toucher, quinze ans à s'aimer qu'à travers des photos, des conversations furtives, brèves, courtes, quinze ans ou le temps s'en est allé, inlassablement, sans bien vouloir marquer une pause. Une pause qui aurait été salutaire aussi bien pour moi que pour mon frère, bien jeune à l'époque, bien trop jeune. On en a souffert, tous mais lui bien plus que les autres.
Le réveillon de la Saint Sylvestre ?
Rien à signaler mais je tiens à m'excuser auprès des personnes qui comptaient sur ma présence. Je n'ai pas été là mais des occasions, nous en auront beaucoup d'autres, je le sais et je le souhaite. Alors je pense que nous aurions des nouvelles opportunités de rires jusqu'aux larmes, de refaire le monde, de se plaindre de nos situations respectives, de planifier nos vacances en commun...
Pour terminer...
Oui, il faut bien terminer, n'est-ce pas ? Je tiens à vous souhaiter à tous (amis et inconnus), mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui débute donc. Que 2006 vous soit douce et propice, vous apporte mille satisfactions tant au niveau professionnel que dans votre vie privée. Et tout le reste suivra pour vous, je l'espère, je le souhaite.
12月22日 Une année s'achève...Avant de commencer, j'aimerai juste remercier toutes les personnes qui m'ont témoignées leurs soutients, leurs affections : des amis ou des inconnus. Je m'attendais pas à cela, ce n'était pas le but. Pour repondre à tous, je dirai que j'essaye de remonter la pente, d'atteindre la sortie du tunnel. Le chemin est encore long mais je continue à sourire...
Presque rien à conserver de cette année qu s'achève, mise à part les moments de bonheur que j'ai pu partager aves les amis ainsi que le soutient de ma famille, surtout de maman, omniprésente sans toutefois être envahissante.
Lorsqu'une année s'achève, forcement les festivités ne sont pas loin. C'est l'effervescence en ce moment.
Il y a quelques années, 15 ans pour être précis, j'ai essayé de décrire cette effervescence dans ce qui était à l'époque, le projet d'un article, étant au journal du collège. Il y a 4 ans, je suis tombé sur mes brouillons et j'ai aussitôt entrepris de transformer ce qui était un article à cette période en un roman. Alors évidemment je n'ai pas pu m'empêcher de vous en livrer un court passage. Avec une quarantaine de pages, je suis encore loin de la fin mais on ne s'improvise pas auteur du jour au lendemain. J'accepterai donc vos critiques objectives.
Pour information, mon roman (à moitié autobiographique) rélate la naissance d'une simple histoire d'amour entre une jeune femme, blanche et d'un jeune homme noir :
"Il y avait une foule immense en ce début d'après midi, et cela malgré l'air glacial et le froid polaire, le genre de climat qui ne te motivait en rien à mettre les pieds déhors. Mais à cette période, le rituelle était toujours le même pensa Sandra. C'était la course aux cadeaux, auxnouveautés, aux promotions. La rue, cosmopolite par sa composition accaparait ses pensées. Toutes les catégories socioprofessionnelles étaient représentées. Les couples accompagnés de leurs enfants, la grande-mère tenant dans ses bras son petit-fils, des adolescents, à peine préoccupés par le froid, courant dans tous les sens, un couple de jeunes adultes s'embrassant avec fougue ou des touristes demandant leur chemin. Une marée humaine dense, tumultueuse et gaie occupait la totalité des trottoirs et des commerces. Sandra suivait la foule, non sans peine, et jetait de temps en temps un regard dans les boutiques scintillantes qui longeaient la plupart du quartier. Comme beaucoup de personnes, elle preparait ses festivités."
Pour en revenir aux fêtes, je passerai Noël en famille, cela va de soit. Quand au réveillon de la Saint Sylvestre, j'aurai l'occasion d'y revenir. Avant de m'eclipser, je tiens à vous souhaiter à tous (amis ou inconnus) un joyeux Noël ainsi que des bonnes fêtes de fin d'année. Une année s'achève, une autre va débuter...
12月5日 Pourquoi n'aurais-je pas le droit de pleurer ?Cette fille
J'aime les belles choses de la vie
Comme le souvenir impérissable de cette fille
Dans ses yeux profonds, une seule envie
Celle d'un homme charmant et d'une belle famille
(...)
Aujourd'hui je ne suis plus autonome
J'aime toujours mais je me laisse mourrir
Sans cette fille, la vie est monotone
Il ne me reste pour pleurer que les souvenirs
Ce que je viens d'écrire, ne traduit pas complétement mon état d'esprit actuel. Je ne pense pas mourrir demain ou me laisser mourrir. J'ai écris ce poème à 14 ans, il y a 15 ans donc, suite une déception amoureuse.
En ce moment, ca va pas trop, beaucoup de choses me mettent mal à l'aise. Et j'ai l'impression d'être sur la corde raide. Il n'est pas toujours facile de tout le temps répondre à qui que soit "tout va bien", de façon presque mécaniqement, lorsque ce n'est pas le cas. "Ben voyons, le monsieur Axel ne va pas bien ? S'il y en a un qui est toujours de bonne humeur, c'est bien lui !". Prisonnier de ma personnalité ou plutôt victime de ma bonne humeur. Je ne peux que m'en prendre à moi-même. Je suis toujours le premier à exalter la foule, à crier, à danser, alors que la force n'y est pas, tandis que le corps n'y répond pas. Je suis toujours le premier à plaisanter, à sourire alors que le coeur saigne. En montrer plus ? Je ne suis pas de ceux qui s'épanchent sur leurs déboires. Alors je vais continuer à sourire.
Le rapport avec le poème ? Pas de déception amoureuse cette fois-ci. Juste l'impression de traverser une mauvaise passe, la corde raide en quelque sorte. Et dans ma situation actuelle, j'ai envie d'effacer ma gaieté et d'ajouter une parcelle de larmes : après tout, pourquoi n'aurais-je pas le droit de pleurer, moi aussi ?
P.S. : des moments agréables vous font parfois tout oublier. Alors, une nouvelle fois yoyeux anniversaire Magali. Merci de nous avoir si bien accueilli chez toi. En fin de compte, personne n'est sorti ce soir là, pour notre bonheur, à tous.
11月23日 L'ascenseur social est en panne !Je ne le voulais pas mais je vais sans doute le faire, modestement. De quoi je parle ? Je parle de réagir, d'expliquer, de comprendre, d'analyser (si possible) les événements qui ont secoués la France ces derniers jours, et cela, pendant presque un mois. Je pense qu'il s'est passé suffisament de temps pour oser analyser ce que tout un chacun connait déjà. Les exprits se sont calmés. Calmés ? La tension est retombée. Retombée ? Les journaliste sont rentrés dans leurs rédactions, cela, j'en suis sûre. Mais combien de temps va durer cette accalmie, combien de temps ?
On est mardi aujourd'hui et je n'ai pas forcement envie de raconter mes péripéties. J'ai passé une bonne semaine, celle de la semaine écoulée. Je suis sorti samedi dernier avec Mélanie et Aurélie. Et nous avons compris qu'en petit comité, on s'amusait bien plus, bien mieux que lorsque nous étions en bande. Je suis allé au monde merveilleux de Mickey Mousse hier dans la journée jusqu'à très tard avec Djaaz et Evelyne, rien de mieux pour oublier les tracas de la vie. Malgré ma bonne humeur légendaire, celle-ci (la vie j'entend) n'est pas facile. Je sais que mes parents m'aiment, mon frère me manque et... Rien de nouveau à l'horizon !
En créant cet espace, je ne pensais pas faire autant de référence à ma vie privée. Certes, je ne me mouille pas beaucoup mais le sujet d'aujourd'hui va sans doute m'en faire dire un peu plus, ce qui aidera ceux qui vont me lire à comprendre mes propos.
Je ne suis pas né en France mais en Afrique, au Congo, capitale Brazzaville, ancienne colonie française. Mon arrivé dans le pays de Molière a été decidé par mon père, dans les années 80. Il finissait ses études (Ecole de commerce, DESS d'économie) lorsqu'il a décidé que ses enfants en feront de même. Le 07 septembre 1985, à 9 ans et des poussières, je prenais donc l'avion pour la première fois, accompagné de mon frère, Victorien Jacques, plus jeune de 5 ans.
L'intégration, en ce qui nous concerne (mon frère et moi), je pense qu'on peut parler d'intégration puisque nous étions pas français, s'est bien passé. Cela fut plus difficile pour mon frère, bien plus jeune et surtout parce que maman n'était pas là, maman n'était pas encore là.
Au niveau scolaire, j'ai redoublé une classe (en primaire, soit-disant parce que j'étais pas mûre pour aller au collège, alors que mes résultats étaient bons) avant de trouver mon rythme de crosière. Et c'est ici que va commencer mon analyse des événements qui ont ébranlé l'ordre public.
Un petit rappel, au lendemain du 21 avril 2002, la France se réveille avec la gueule de bois : Le Pen est au deuxième tour, avec 5 millions de voix, face à Jacques Chirac. Et les français s'étonnent, comme si cela n'était pas à prévoir. Je souligne que depuis 20 ans, et quelles que soient les éléctions, Le Pen rassemble autour de lui, un panel de 5 millions de personnes qui soutiennent ses idées. Beaucoup ne se souviennent sans doute pas de cette compagne présidentielle mais moi, j'oublierai jamais.
Avant de vous raffraîchir la mémoire, revenons en 1995. Chirac est élu avec un programme mettant en avant la fameuse "fracture sociale". Soit l'éclatement social entre ce qu'on appelle les riches et les pauvres. Et il avait pris l'engagement d'y remédier. A l'époque, beaucoup avaient parlé d'un révirement de Chirac sur l'aile gauche de l'électorat afin de couper l'herbe sous les pieds de Jospin. Belle stratégie et il n'avait sans doute pas tord car Balladure, premier ministre sortant du gouvernement Mittérand (son dernier mandat), occupait déjà l'aile droite et explosait les sondages, tout cela accolé de son fidèle lieutenant, le "traite" Monsieur Sarkosy de Nagy-Bosca, déjà. Pourquoi traite ? Ce ne sont pas mes mots, mais plutôt ceux de ses amis du défunt RPR (devenu l'UMP) car il avait trahi le père et esseyait de le tuer. Le père ? Eh ben Chirac !
Sept ans plus tard, Jospin, pourtant le seul (avec ses ministres) qui ait crée des emplois durant toute cette période (deux millions tout de même) se fait éjecter à son tour, victime de la malédiction du premier ministre sortant qui s'écroule (Balladur) à l'éléction suprème. Drôle de manière de remercier le seul (avec l'aide de la croissance certes, mais cela se stimule, la croissance) qui a essayé d'écouter justement ces "pauvres" que le président avait pourtant promis d'aider. Drôle de manière de remercier le seul qui a pourtant essayer de maintenir une certaine cohésion dans les instances du pouvoir. La cohabitaion (présidence de droite, gouvernement de gauche) ne l'a sans doute pas aidé. Les français semblent souvent avoir la mémoire courte et ils semblent aussi qu'ils réagissent sans souvent regarder au loin, sans souvent penser aux lendemains.
Nouvelle éléction, nouveau programme pour Chirac, "l'insécurité" ! Je me retiens de ne pas exploser de rire mais bon, c'était son seul crédo en 2002. Revirement totale sur l'aile droite de l'électorat (la fracture sociale a t'elle été résolue ? Non, non et non) ! Et puis l'aile gauche était bouchée, par Jospin, dont le bilan était réellement satisfaisant, selon les dires de certains, et surtout par la multitude des candidats (Jospin, Laiguiller, Chevènement, Mamère, Besancenot, Hue, Taubira). Comment voulez-vous vous retrouver avec une gauche aussi divisée ? Alors pour la deuxième fois sous la Cinquième République, la gauche n'est pas représentée au second tour d'une éléction présidentielle (la première fois était en 1969 avec Georges Pompidou et Alain Poher).
Le 5 mai 2002, Chirac est élu avec le plus gros score depuis la création de la Cinquième République, 82,06%, rappellons toutefois que 17,94% des français ont votés pour Le Pen.
Je reviens à ma scolarité. J'ai vécu des nombreuses années à Levallois-Perret (92), la ville de mon coeur, la ville de mes amis, la ville de ma scolarité (école primaire, collège, lycée). Dès la fin de mon collège, des choses ont commencé à m'interpeller. L'orientation, par exemple. J'avais déjà redoublé et mes conseillers d'orientation, s'appuyant la dessus, me conseillaient de choisir un cursus court (BEP, Bac professionnel) pour "être le plus rapidement possible sur le marché de l'emploi", "c'est sans doute la meilleure solution pour vous" ils me diasient. Et moi je voulais faire du droit, donc aller en seconde. Etais-je gourmand ? Non, mes notes me le permettaient, tout simplement. Au fur et à mesure des rencontres avec mes conseillers, ils ont finit par me convaincre de faire un BEP, fallait juste choisir la fillière, voici un morceau choisi de la conversation :
Les conseillères (c'était des femmes) : Alors, vous avez une idée de ce que vous voulez faire plus tard ?
Moi : Ben oui, je vous ai dis que je voulais faire du droit, vous vous souvenez ?
Les conseillères : Ecoutez, faire du droit, c'est vous engagez dans des longues études, et vous avez déjà deux ans de retard...
Moi : Et alors ? Vous pensez que je n'en serai pas capable ? si j'en crois mes professeurs, je peux aussi bien reussir en seconde.
Les conseillères : Certes, vous avez une moyenne générale de 12, et pour reussir en seconde, on préconise une moyenne de 14. Vous savez, nous avons une expérience des personnes qui veulent absolument aller en seconde et qui finissent par s'écrouler...
Moi : Et vous pensez que cela va être mon cas ? Moi je pensais que pour aller en seconde, fallait juste avoir la moyenne partout, et c'est mon cas, alors ou est le problème ?
Ou est le problème en effet ? Les jours passent, je me fait à l'idée de faire un BEP, on me fait comprendre que leurs avis va compter. Si elles estiment que je ne peux reusir en seconde, alors je n'irai pas en seconde. Ont-elles autant de pouvoir, je n'en sait rien. J'explique néanmoins mon choix à mon père, il ne comprend pas mon manque d'ambition mais me soutient néanmoins.
Retour auprès de mes chères conseillères, qu'on commence déjà à appeller des "conseillères de désorientation" :
Les conseillères : Vous avez fait votre choix ? Elles m'ont données quelques semaines auparavant une brochure avec la liste des filières à suivre (en déhors de la seconde) et la liste des métiers.
Moi : Franchement, j'en sais rien, je dois réflechir...
Les conseillères : Vous n'avez plus le temps de réflechir, c'est votre avenir qui se joue. Bougez-vous.
Moi : ...
Les conseillères : Qu'est-ce que vous aimez dans la vie ?
Moi : La danse...
Les conseillères : Alors faites de la danse !
Moi : Le sport...
Les conseilleures : Alors faites du sport !
Moi : Le dessin...
Les conseillères : Alors dessinez !
Cette convesation a réellement eu lieu et elle m'a vraiment marquée. J'avais l'impression qu'elles se foutaient de moi. J'ai donc fait mon BEP ainsi qu'un CAP comptabilité-gestion (à l'époque, on preparait les deux). Je suis ensuite revenu en général, fait une première d'adaption et j'ai passé mon bac, sans aucun problème. Et j'ai fini ma scolarité en passant un BTS comptabilité-gestion. Mais s'il fallait tout récommencer, je serais allé en seconde et j'aurai essayé de suivre mon chemin. Il me semblait que je ne demandais pas la lune.
Pourquoi en parler aujourd'hui ? Parce qu'il me semble que les conseillers d'orientation (même si beaucoup font ou essayent de bien faire leur boulot) continuent à mal informer, à mal orienter, voire à désorienter certains collègiens. Est-ce la raison du désordre que nous avons connu ? Bien sûr que non. Mais l'ascenseur social, ne commence t-il pas à l'école ? Or pourtant, à l'école, on vous fait sentir que vous êtes pas comme les autres, on vous fait comprendre que vous ne reussirez pas comme les autres. Et les choses ne semblent pas vouloir changer. Pire, il y a maintenant des classes de 30 personnes et tout le monde semble trouver normal qu'un enfant puisse être déscolarisé à 14 ans, pourtant cela doit nous révolter. Les parents... Lorsqu'on est une minorité, cela semble être un acquis, les parents sont responsables de tout : "c'est de leurs fautes, ils n'ont qu'à s'occuper de leurs enfants". Vous en connaissez vous, beaucoup de parents qui souhaitent le malheur de leurs bambins ? Vous en connaissez vous, beaucoup de parents (dont la plupart bossent) capable d'être sur leurs lieux de travail et en même temps derrière les basques de leurs enfants ? Plutôt que de les culpabiliser, on devrait plutôt les aider. Parce que personne ne detient la vérité universelle. J'ai vu des situations bien plus dramatiques dans des familles aisées. Mais elles ne feront la jamais une des journeaux télévisés.
Parlons des "cités" maintenant. Je n'arrive toujours pas à comprendre l'immobilisme, l'incroyable oubli, voire le mépris qu'on accorde à ses habitants, dont pourtant la plupart sont français. Dans une cité, ne sommes-nous pas en France ? Comment voulez vous expilquer à un enfant qui a grandi dans un environnement delabré que les institutions publiques se soucient de sa vie, de son état ? Derrière les couches de peinture, toujours la même désolation.
Un autre exemple. Une amie, une femme. Cela aurait donc dû être plus facile pour elle. Longues études (Ecole de commerce, Master) mais peau métissée. Belle femme mais nom à connotation maghrebine. Volontée farouche de s'en sortir mais chômeuse de longue durée. N'y a t-il pas un problème dans ce pays ? On nous apprend jeune que nous somme tous égaux et aussitôt venu l'âge adulte, nous perdons nos illusions, c'est même l'heure des désillusions pour certains et certaines. Alors il faut qu'on nous explique ou commence l'égalité des chances.
Néanmoins, j'y crois, je veux croire qu'un jour, on nous regardera dans les yeux. Je veux croire qu'un jour, mes frères de couleurs, d'origines diverses, de confections réligieuses différentes, arriverons à se frayer un chemin dans ce si beau pays, qui pourtant ne semble ne pas bien vouloir d'eux. Oui, j'y crois... Parce que je n'ai pas le choix !
Deux jeunes sont morts dans des conditions dramatiques. Et personne n'est venu s'expliquer tout de suite. On a même parlé d'un vol (dépèche de l'AFP). On sait aujourd'hui que ces jeunes n'étaient pas de voleurs, ni même connu des services de police. Certains se sont exprimés. On les a pas cru... Et tout s'est embragé !
Mais après tout, lorsqu'on est jeune, on est pas capable de s'exprimer correctement et à priori, on est des menteurs patentés, et on est des voleurs, cela va de soit.
De plus, avec un super ministre d'Etat de l'intérieur, Monsieur Nicolas Sarkosy de Nagy-Bosca, polonais d'origine, qui nous aime (c'est de l'ironie), on est pas sorti de l'auberge. Il nous aime tellement qu'ils nous traitent de "racailles" et veut nous "nettoyer au Karcher". Que d'amour donc. Je vais rassurer tout le monde, les cités ne se sont pas embragées pour cela, c'est juste une accumulation des choses, de vieilles choses.
Deuxième rappel politique. En 2002, après le coup de tonnère du second tour de la présidentielle, Monsieur Sarkosy de Nagy-Bosca devient le ministre de l'intérieur du gouvernement Raffarin, monsieur "la France d'en bas"... A coup de phrases assasines, il nous promet de faire le ménage, de baisser la violence. Dans les cités ? Non, à Neuilly, Auteuil et Passy je pense. Il promet de rétablir l'ordre et ainsi de suite. Deux ans après, Chirac le pousse à la porte : "On ne peut cumuler un mandat de ministre avec une fonction aussi importante que celui de président d'une grande formation politique". Nous parlons de l'UMP, nouvellement crée sur les cendres du RPR. Ah... Chirac ! Il n'a jamais pardonné à Monsieur Sarkosy de Nagy-Bosca sa trahison de 1995. Et les chiffres semblent être bon pour Monsieur Sarkosy de Nagy-Bosca. La violence à baissée, l'ordre est revenu sur la France, ouf.
Deux ans après, les régionales, les cantonales et les européennes sont, entre temps, des victoires historiques pour la gauche, comme si les français voulaient se racheter du 21 avril 2001. Raffarin out, voici venu l'heure du poète de Villepin... Et de Monsieur Sarkosy de Nagy-Bosca, nouveau ministre d'Etat (excusez du peu) de... L'intérieur ! Ben, Chirac n'avait-il pas dit que... Chirac dit des choses mais ne les applique pas forcement. Souvenez vous de la "fracture sociale" en 1995, de "l'insécurité" en 2002 ? Et de quoi parle t-on aujourd'hui ? Et puis on finit par apprendre que la violence n'a jamais baissée, elle est même à la hausse, que les chiffres ont été magouillés. Ah... Ces politiciens ! Pourtant, Monsieur Sarkosy de Nagy-Bosca revient avec le même discourt, en plus violent encore, avec une stigmatisation volontaire, soutenue de la population issue de l'immigration. Après tout, quand la France va mal, on regarde d'abord du côté des noirs et des personnes de confections musulmanes comme ils aiment si bien à le dire. Beaucoup de ses personnes sont des français, que nini, et alors ? Cela reste des noirs et des maghrebins ! Pendant ce temps là, personne ne s'intérroge sur l'échec des deux ans de Monsieur Sarkosy de Nagy-Bosca sous l'ère Raffarin. Personne. Ou sont ses fameux résultats ? Ou est sa reussite ? Et pourtant avec les mêmes discourts et quelques idées empruntées à Le Pen, il fait son bout de chemin et devient ainsi l'homme politique numéro un des français.
Voila le contexte, mais je tiens à signaler, que cela n'excuse en rien les débordements dont ont été victimes, c'est un comble, les habitants de ces mêmes cités, de la part des émeutiers. Mais je les comprend. Combien de fois j'ai eu envie de tout casser, de tout faire exposer ? Combien de fois j'ai été humilié par les personnes, qui, c'est également un comble, sont sensés rétablir l'orde et la paix ? Combieen de fois ? Un jour, tout cela finira par exploser. Et croyez-moi, cela ne fait que commencer. Toutes les personnes qui ont un jour vécu dans une cité vous le diront (j'en fait parti) : "On est étonné que cela n'ait pas plus explosé".
Le problème de la jeunesse concerne toute la France, le problème des cités concerne toute la France, la fracture sociale concerne toute la France. Il ne devrait pas avoir de France d'en haut ou de France d'en bas mais une seule France, métissée et pluriculturelle. Il est vraiment temps de rétablir l'ascenseur social...
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